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DyslexieDéfinition(mise à jour: juin 2010)La dyslexie est un trouble d’apprentissage spécifique qui est causé par un désordre neurologique. Elle se caractérise par des difficultés au chapitre de la reconnaissance de mots (exactitude et / ou fluidité), des difficultés orthographiques et de décodage. Ces difficultés sont le résultat d’un déficit d’une composante phonologique du langage fréquemment inattendu étant donné les habiletés cognitives et les méthodes d’enseignement appropriées appliquées en classe. Les conséquences secondaires peuvent inclure une difficulté de compréhension de lecture et une faiblesse au niveau de la richesse de vocabulaire et de certaines connaissances qui sont directement attribuables à un manque d’exposition à la lecture. ( The International dyslexia association, Annals 2003) La dyslexie n’est pas le résultat d’un manque de motivation, d’anomalies sensorielles, d’un mauvais enseignement ou de conditions limitantes. Cependant, elle peut exister de pair avec ces différents facteurs. Même si la dyslexie est une condition à vie, les personnes atteintes répondent majoritairement très bien à une rééducation appropriée basée sur des principes de fréquence et de temps. Signes et symptômesEnfants d’âge préscolaire (2 à 5 ans)Si votre enfant affiche plus de 2 des comportements ci-dessous, et surtout s’il y a des problèmes d’apprentissage chez d'autres membres de la famille, je vous recommande d’aller faire évaluer votre enfant le plus tôt possible pour un dépistage de la dyslexie. Le dépistage est possible dès l’âge de 5 ans.
Enfant d’âges scolaire (et adultes)La personne atteinte de dyslexie ne fait pas n’importe quelle sorte d’erreurs. Elle fait des erreurs très spécifiques.Lecture
Écriture
MathématiquesLes personnes dyslexiques ont de grandes forces dans certains domaines des mathématiques. En effet, leur capacité de voir en 3 dimensions les aide à « voir » les mathématiques plus rapidement et facilement que la moyenne des gens. Malheureusement, l’orientation spatiale, la mémoire auditive (informations non-significatives ) et les séquences peuvent rendre les mathématiques extrêmement difficiles. Au niveau des algorithmes, la source de leur problème est la séquence des opérations et l’orientation spatiale de celles-ci. Voici les principales difficultés rencontrées:
Mémoire, organisation et concepts de tempsLa mémorisation d’informations non-significatives est extrêmement difficile pour les personnes dyslexiques. Ceci cause des difficultés au niveau de plusieurs matières scolaires.
Les personnes dyslexiques ont énormément de difficulté à organiser un espace physique. Elles ont tendance à empiler au lieu d’organiser. C’est presque comme, si elles rangeaient les choses dans un tiroir ou derrière une porte, elles l’oublieraient. Cette désorganisation envahit tous leurs espaces personnels : chambres, casiers, sacs à dos, bureaux, voitures, réfrigérateurs… Par conséquent, elles ont souvent tendance à perdre leurs effets personnels(vêtements, montres, avertisseurs numériques, dîners, souliers, travaux …) Elles ont également beaucoup de difficulté à apporter tout le matériel nécessaire pour une rencontre, un cours… Une autre sphère qui est difficilement gérable pour les personnes dyslexiques est le temps. Il est très difficile pour eux de lire l’heure sur un cadran à aiguilles. Pour arriver à lire l’heure, il faut maîtriser plusieurs concepts d'orientation et de fractions. Difficulté à :
Autres problèmes pouvant accompagner la dyslexieLe déficit d’attention (avec ou sans hyperactivité) est une condition distincte de la dyslexie , mais les dernières recherches démontrent que 40 % des personnes dyslexiques seraient également affectées par ce déficit Un petit pourcentage ( 3 % à 8 % ) des personnes dyslexiques ont également une sensibilité à la lumière. Ces personnes éprouvent des difficultés à bien voir et à discriminer les caractères imprimés en noir sur du papier blanc. Pour eux, les caractères semblent trembler, bouger. Les lumières fluorescentes (qu’on retrouve en grande majorité dans les écoles du Québec) accentuent ce phénomène. Ces personnes ont tendance à couvrir leur feuille avec leur tête et leurs mains. Il existe des lunettes avec des lentilles colorées qui réduisent l’effet de contraste et éliminent l’effet de tremblement des lettres. Cependant, aucune lentille par elle seule ne peut « guérir » une personne dyslexique. Elles l’aideront à mieux voir, et par conséquent, à réussir une bonne rééducation. Forces significatives des personnes dyslexiquesMalgré leur configuration cérébrale différente et leur « circuit électrique »particulier, la majorité des personnes dyslexiques sont dotées de différents talents qui sont contrôlés par l’hémisphère droit du cerveau. Ce côté contrôle :
Bonnes carrières pour les personnes dyslexiques
Recherche : les dernières données sur la dyslexieLes mythes concernant la dyslexieContrairement à la croyance populaire (malheureusement trop fréquente à plusieurs paliers dans le milieu scolaire du Québec), la lecture n’est pas un apprentissage dit « naturel » pour un cerveau. La lecture doit s’enseigner. Le langage oral existe depuis des millions d’années tandis que l’acte de lire est apparu dans notre civilisation que depuis environ 400 ans. (Fletcher-Lyon) En 1994, le « National Institutes of Healt » des Etats-Unis, rendait publique les premiers résultats de leurs 14 années de recherche sur la dyslexie. Ce projet de recherche a été repris par d’autres instituts, et les conclusions restent les mêmes. De plus, les résultats de 18 autres recherches tenues par 18 universités indépendantes convergent vers le même modèle de dyslexie. Depuis, divers comités se sont intéressés à la dyslexie. Entre-autre, le National Reading Panel publiait en 2000 les résultats de sa méta-analyse sur : « Enseigner la lecture aux enfants » Plus récemment (2007) en Europe « La Canam (RSI) a souhaité que l’INSERM (Institue de la Santé Et de la Recherche Médicale) réalise, à travers la procédure d’expertise collective, un bilan des connaissances scientifiques récentes permettant de mieux comprendre ces troubles spécifiques des apprentissages scolaires. L’impact que peuvent avoir les progrès des connaissances scientifiques sur la prise en charge de la dyslexie et des autres troubles spécifiques des apprentissages est une des principales questions de l’expertise. Pour répondre à cette demande, l’INSERM a réuni un groupe de 11 experts en psychologie cognitive, psychologie cognitive du développement, neuropsychologie de l’enfant, pédiatrie, neurosciences, neurologie, psycholinguistique, linguistique et épidémiologie. Ces derniers ont référencé 1 500 articles publiés pour 40 % d’entre eux depuis les années 2000. Une telle compilation des travaux de recherche sur cette thématique avait pour objectif de constituer une mise au point d’actualité à laquelle pourront se référer chercheurs, praticiens, ou usagers en quête d’informations fiables dans un champ en plein développement et aux multiples applications. »
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