Recherche : les dernières données sur la dyslexie
Les informations sur cette page ont été mises à jour en janvier 2010 . Vous trouverez d'autres données sur la page du congrès de San Diego 2003.
En 1980, le congrès américain donnait au National Institute of Health le mandat d’approfondir leurs connaissances des différents problèmes d’apprentissage et allouait plusieurs dizaines de millions de dollars pour la dyslexie. Les données ci-dessous sont le résultat de cette recherche très exhaustive.
- La dyslexie semble avoir une composante hériditaire. Les chromosomes 15, 1 et 6 pourraient être en cause.
- La dyslexie est la cause la plus connue et la plus répandue des problèmes d'apprentissage.
- Des enfants identifiés comme ayant des troubles d'apprentissages ( 6-7% ), environ 85% éprouvent des difficultés au niveau de la lecture et du traitement du langage orale t écrit.
- La dyslexie est la plus étudiée de toutes les causes de problèmes d'apprentissage.
- Certaines formes de dyslexie sont très facilement transmissibles (facteur héréditaire)
- La dyslexie est la plus grande cause de l'abandon scolaire.
- La dyslexie est la caractéristique commune le plus souvent rencontrée chez les délinquants juvéniles.
- Il a été démontré que la dyslexie est directement reliée à des facteurs neurophysiologiques des fonctions cérébrales. Les enfants dyslexiques éprouvent des difficultés au niveau de la correspondance son/symbole de notre code écrit à cause de ces différences cérébrales.
- L'intervention précoce est essentielle pour cette population.
- On peut identifier de façon significative (92%) la dyslexie dès l'âge de 5 1/2 à 6 ans.
- La dyslexie est un problème linguistique dû à des structures cérébrales déficientes qui rendent difficile le traitement du langage. Elle n'est pas causée par des problèmes visuels. Les personnes dyslexiques ne voient pas les mots à l'envers!
- Nous pouvons éliminer beaucoup de problèmes de lecture causés par la dyslexie en pratiquant une intervention précoce au niveau de la conscience phonologique.
- Ni la maturité ni l'âge ne " guérissent " la dyslexie.
- 74 % des mauvais lecteurs de 1ère année continueront de l'être à travers leur scolarisation pour se poursuivre à l'âge adulte, à moins qu'une rééducation explicite basée sur la conscience phonologique ne soit appliquée.
- La méthode d'enseignement globale est à éviter pour ces enfants.
- Le déficit de l'attention et la dyslexie sont 2 problèmes différents.
- La coexistence de la dyslexie et du déficit de l'attention est tellement fréquente que l'on suggère de tester pour les 2 conditions.
- Les enfants étant atteints de ces 2 formes de problèmes sont grandement à risque de devenir délinquants et de développer des problèmes d'accoutumance aux drogues.
Après 1994
La difficulté à reconnaître des mots isolés chez les enfants comme chez les adultes demeure le signe le plus fiable de l’existence de la dyslexie. De plus, une lecture lente et saccadée ainsi qu’un manque de compréhension sont également de bons indicateurs.
Chez les enfants et les adultes, même avec des notes passables au niveau de la lecture, plusieurs disent que l’acte de lire est tellement laborieux et inefficace qu’ils ne lisent jamais pour le plaisir.
Le fait de développer une bonne conscience phonologique ne dépend aucunement des contextes sociaux, culturels ou économiques.
Les lecteurs en difficulté doivent recevoir un enseignement très explicite et direct dans un programme structuré qui explique l’application phonologique des règles du code écrit.
Les enfants qui ont reçu un enseignement correctif basé sur une approche systématique des instructions phonologiques ont démontré un taux de réussite de loin supérieur à ceux qui avaient reçu un enseignement global.
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